Auto-psychanalyse et descente dans les bas-fonds
Je me dégueule. Je m’écoeure. Je me dégoute. Je me déteste. Pour plusieurs raisons.
Parce que tout est de ma faute, parce que j’en suis le seul responsable. Parce que je suis méchant, pathétique et tristement con. Con à en crever. Parce que j’ai tout bousillé. Paf! La grosse merde, le naufrage, le paroxysme du pathétisme et de la tristesse. De l’imbécilité surtout.
Parce que j’aime avoir le dernier mot et que j’peux être terriblement méchant quand on est méchant avec moi. Parce que je réplique toujours en fessant plus fort que l’Autre, pour faire mal. Parce que je perds les pédales. Surtout quand j’aime de cette façon.
J’me défoncerais la gueule à grands coups de caisses de 24, jusqu’à ce que le foie m’explose et que je m’éventre d’une cirrhose instantanée, le coeur en mille miettes, mon être éclaté de toutes parts, juste pour pouvoir écrire de mon sang que je l’aime sur mes murs blancs. Juste pour qu’elle me croit, une seule fois. Une fois. Pas que ça la rendrait heureuse ou que ça effacerait mes innombrables conneries et paroles méchantes, juste pour qu’elle n’aie plus de doutes sur mon amour pour Elle, pour qu’elle sache qu’il n’y a eu qu’Elle, toujours Elle, juste Elle. Pour qu’elle sache qu’à chaque fois que je lui ai dit “je t’aime”, que j’étais sincère et qu’elle réalise que toutes les vacheries que j’ai pu lui dire, je ne les ai jamais pensées. Je l’aimais trop. Beaucoup trop.
Mais je l’ai perdue. Pour toujours, à jamais. Parce que je lui ai fait mal, terriblement mal. Et pourtant, je l’aimais comme un jeune con ma Chérie. Mais je l’ai terriblement écorchée, blessée, meurtrie, peinée ma Chérie. Parce que j’ai rêvé pour 15, parce qu’à force de lui marteler les mêmes rêves, les belles illusions, toutes les combinaisons du conditionnel et du futur simple, j’suis quasiment arrivé à lui faire croire au Possible, au Bonheur. À elle et à ses enfants. À ma fille. À moi aussi. Mais j’y croyais moi, sincèrement. Peut-être naivement ou en Rêveur que je suis, mais j’y croyais de toutes mes forces. Là, j’en pleure de toutes mes larmes. Et je le mérite bien.
J’me sens comme un sac à vidanges… Bin plein… Qui déborde… J’filerais juste pour me tenir debout, lever les yeux au Ciel et me vomir à pleine gueule et m’étouffer avec. Parce que c’est tout ce que je mérite. Parce que je mérite de souffrir, intensément, longuement et durement. Pas Elle.
Parce que j’suis con comme 15. Parce que j’suis tout aussi méchant. Parce que je le mérite pleinement et entièrement.
~ par sacavidanges le 4 septembre 2007.
Publié dans dégueule, déteste, larmes, pathétique, pleurer, tabarnak, tristesse, vomir, écoeure

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